Josette AMOR

L'entreprise de conseil en gestion de patrimoine que dirige Josette Amor investit avec Oikocredit.

Parlez-nous de vous. Vous avez créé votre société « Epargne en Conscience » qui investit avec Oikocredit depuis deux ans.

 Durant de longues années, j’ai œuvré dans la finance pure et dure. Ma société est née de la prise de conscience que la finance que je pratiquais à l’époque m’éloignait de moi-même. Ce fut ma réponse : « Epargne en Conscience », une plateforme de produits éthiques et solidaires qui devient un plaidoyer pour ce que j’appelle le « bon argent ». Un plaidoyer pour amener les gens à investir utile et solidaire et qu’ils le fassent pour se faire aussi du bien. Mettre son argent au service des autres et à son service en en retirant des bienfaits. Saviez-vous que l’étymologie de « bénéfice » est bienfait ?

Qu’est-ce qui vous a convaincu d’investir avec Oikocredit ?

J’ai d’abord entendu parler d’Oikocredit par des investisseurs membres d’une association de soutien. J’ai suivi l’évolution de ce que faisait Oikocredit ; j’ai assisté à des conférences où intervenaient des personnes d’Oikocredit, et j’ai vérifié ses actions dans le concret lors de la venue en France de Mariam Dao Gabala, la Responsable Oikocredit pour l’Afrique de l’Ouest. Nous étions intervenues ensemble lors d’une émission radio à Lyon. J’ai découvert concrètement ce qu’Oikocredit veut dire. La rentabilité sociale est pour moi devenue incontournable ; environnementale oui mais sociale avant tout.

En plus Oikocredit offre un rendement que beaucoup n’offrent pas.

Quelles sont vos propres motivations ?

C’est exactement ce que je recherche : aider un maximum de personnes. Cela donne une valeur extraordinaire à l’argent. Permettre aux personnes qui n’ont rien de pouvoir travailler cela produit des résultats positifs bien au-delà de ce que l’on peut imaginer. Je me souviens de ce qu’avait indiqué Mariam Dao en ma présence : avec 200 euros investis ici en France, les équipes d’Oikocredit contribuent à l’activité économique et à l’autonomie de 24 familles en Afrique de l’Ouest pendant un mois.

Quelle est la place des femmes dans l’épargne solidaire ?

Du côté des investisseurs, les personnes qui me contactent sont aussi bien des hommes que des femmes. Ils ont tous besoin de donner du sens à leur argent. En revanche je m’intéresse à la prépondérance des femmes dans la micro finance car ce sont elles qui gèrent la famille et vont chercher en priorité à la nourrir et lui apporter du bien-être. Force est de constater à travers toutes les expériences qui ont été faites qu’elles sont plus conscientes que les hommes de la nécessité de bien utiliser cet argent, même si j’ai de très bons exemples de ce que font les hommes dans différents pays.

Une précision toutefois, je préfère raisonner davantage en termes d’énergies masculine et féminine. On la porte tous cette double énergie. C’est le constat que l’on fait dans le succès de la finance solidaire qui attire des investisseurs -hommes et femmes- à l’écoute de leur sensibilité. L’humanité vit des choses très difficiles mais il y a émergence de cette énergie féminine qui est à l’œuvre, entre autres, dans l’épargne solidaire.