Cocovico

Dans les années 1980, des commerçantes ont commencé à vendre leurs marchandises sur les trottoirs d’Abidjan, la plus grande ville de Côte d’Ivoire. Installant leurs étals entre des bâtiments à l’abandon et des terrains vagues, ces femmes vivaient dans l’insécurité et la précarité. 

Régulièrement menacées d’expulsion par les autorités locales, elles avaient absolument besoin d’un espace sécurisé pour exercer leur activité. Décidées à unir leurs efforts pour s’organiser, six vendeuses de rue ont mis en commun leurs ressources et créé une coopérative de vente de légumes gérée par des femmes : la Cocovico.

En 2004, alors que la Côte d’Ivoire était en guerre civile, Oikocredit fut le premier bailleur de fonds à soutenir le projet des femmes de Cococivo : construire un marché en dur qui leur appartiendrait collectivement.

Depuis qu’il a ouvert en 2008, le marché de Cocovico a été le seul de la ville à rester ouvert de façon permanente, permettant aux habitants de la ville de se ravitailler, aux paysans d’écouler leur production et aux femmes de la coopérative de travailler dans de bonnes conditions de salubrité et de sécurité.

Le 3 novembre 2011, la coopérative Cocovico représentée par sa présidente Rosalie Botti a reçu à Paris le Grand Prix de la Solidarité Internationale, remis par l’association française de la finance solidaire Finansol en partenariat avec le journal Le Monde.

Oikocredit a renouvelé son engagement auprès des femmes de Cocovico à plusieurs reprises : deux prêts d’1 million d’euros en 2004 ont été suivis d’un troisième prêt de 460 000 euros en 2007.

"Aucune banque ne faisait confiance à des femmes sans formation, à des vendeurs de rue n’offrant aucune garantie. C’était un défi pour Oikocredit et j’aime ce genre de défis : affirmer qu’investir dans l’Homme, dans la pauvreté est une réalité et que les gens peuvent rembourser."

Mariam Dao, représentante Oikocredit en Afrique de l’Ouest