UM - PAMECAS, Sénégal

Bien que 75 % de la population du Sénégal travaille dans le secteur agricole, la plupart des zones rurales du pays reste sous-équipée en réseaux d’électricité, en eau potable, en équipements agricoles ou en systèmes d’irrigation, et ne bénéficie pas de services financiers appropriés. Environ la moitié des 13 millions de Sénégalais vit en dessous du seuil de pauvreté.

Les partenaires d’Oikocredit tels que l’Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l’Epargne et du Crédit au Senegal (UM-PAMECAS) jouent donc un rôle clé en fournissant des financements aux ménages ruraux à faible revenu tenus à l’écart par le secteur bancaire conventionnel.

UM-PAMECAS, initialement fondée en 1995 en tant que programme d’aide internationale aux petites coopératives d’épargne et de crédit, a obtenu son statut officiel d’institution mutualiste en 2000. Elle s’est développée pour devenir désormais la deuxième plus grande IMF du pays. Ses bénéficiaires sont essentiellement des exploitants agricoles, de petits commerçants, des micro-entrepreneurs ainsi que des PME. Cette IMF propose aujourd’hui des produits d’épargne et de crédit à plus de 500 000 membres et clients. Elle emploie plus de 500 personnes, dont une majorité de femmes.

Contrairement aux autres IMF sénégalaises, l’UM-PAMECAS dispose de nombreux bureaux (plus de 65), répartis en majorité dans des zones rurales ou reculées. Pour les agriculteurs, cela fait toute la différence. C’est le cas notamment pour Adama Thiaw, client de l’UM-PAMECAS qui habite un village isolé du département de Thiès. Sur  près de trois hectares, il cultive tomates, poivrons, oignons, choux et noix de cajou, ainsi que divers autres fruits et légumes. Un bureau de l’UM-PAMECAS, non loin de son village, lui a permis d’obtenir un premier prêt pour financer l’achat d’un système d’irrigation, d’engrais et de semences. Selon ses propres mots, ce prêt l’a aidé à développer son exploitation : « Depuis, j’ai pris un second crédit pour acheter des bêtes et de quoi les nourrir, et j’emploie maintenant cinq personnes qui m’aident sur la ferme ».

L’exemple d’Adama illustre bien l’impact social que peuvent avoir ces financements sur les habitants des zones rurales. Dans les années à venir, Oikocredit poursuivra l’extension de ses activités à de nouvelles régions du pays afin de mieux contribuer à leur essor.